Le compostage
Les matières en compostage sont transformées, en présence d'oxygène et d'eau, par des micro-organismes (bactéries, champignons, actinomycètes) et des organismes de plus grande taille (lombrics, acariens, cloportes, myriapodes, coléoptères
et autres insectes). Les déchets perdent leur aspect d'origine et deviennent compost. Ce produit va contribuer, dans le sol, à renforcer le stock d'humus. Au bout du processus de compostage, on obtient ce que l'on appelle un compost mûr qui a une agréable odeur de terre de forêt, une couleur foncée et une structure grumeleuse. À l'instar de ce qui se passe dans la nature, dans les lisières forestières ou de prairies, le compostage à domicile se fait le plus souvent sans élévation notable de température. En effet, si les réactions de dégradation des matières
en présence d'oxygène produisent bien de la chaleur, celle-ci s'échappe facilement, contrairement à ce qui se passe dans le compostage industriel. Cela n'empêche pas le compostage de bien se dérouler et le compost d'être de bonne qualité. En effet, la plupart des germes pathogènes ne résistent pas à la concurrence des micro-organismes du compostage. Toutefois, la montée en température reste insuffisante pour garantir une hygiénisation totale et la destruction des graines. On peut limiter les risques en évitant d'y mettre des végétaux malades ou des mauvaises herbes en graine car le compost pourrait alors permettre leur propagation.
Source : ADEME



